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Le logo de la candidature de Paris 2024 a été projeté sur l’Arc de Triomphe. (AFP/Lionel Bonaventure)

 

En cette période estivale de l’année, le temps est propice à toutes sortes d’activités. Les balades, les voyages dans des endroits loin de notre quotidien pour nous échapper ne serait-ce que quelques jours du train-train habituel ; les retrouvailles familiales, les visites culturelles, en passant évidemment par les pratiques sportives.

C’est notamment en ce moment que se tiennent les championnats sportifs européens. Ils se déroulent du 2 au 12 août 2018 à Glasgow et Édimbourg, en Écosse, au Royaume-Uni et à Berlin du 6 au 12 août 2018. Les différents compétiteurs s’élancent sur les pistes, pour tenter de décrocher un titre qui leur permettra de laisser leur trace dans le monde du sport. En les regardant on ne peut s’empêcher de rêver aux prochains Jeux Olympiques. En 2024 c’est la France qui accueillera ce grand événement et ils seront organisés à Paris. Mais nous ce qui nous intéresse c’est le monde du gaming, de l’esport bien entendu ! Et il n’est pas en reste et bien présent dans les débats concernant ces olympiades. En effet là est toute la question qui échauffe les esprits : l’Esport doit-il ou plutôt peut-il faire son entrée aux Jeux Olympiques ?

L’eSport aux JO ? Pourquoi pas, mais pas de jeux violents

Pour certain comme Thomas Bach, l’actuel président du Comité International Olympique, l’esport pourrait tout à fait apparaître comme une discipline olympique mais serait soumis à certaines conditions. Une est selon lui indiscutable : «pas de jeux violents» pour le citer. C’est ici que les choses se compliquent car il faut définir la notion de «violence» au sein du jeu vidéo. Aussi il est peu probable de voir apparaître des jeux tels que Counter-Strike (terrorisme) ou Call of Duty (sang trop présent) au programme des épreuves olympiques. Pour résumer, le coté FPS de l’esport sera donc complètement absent.

Mais que dire de jeux comme League of Legend, DOTA ou encore Heroes of the Storm qui font partie de la catégorie des arènes de bataille en ligne multijoueur (MOBA : multiplayer online battle arena )? Peuvent-ils réellement être considérés comme des jeux violents malgré le caractère d’affrontement qui se dégage de ces jeux ?

Les jeux vidéo qui pourrait donc s’inscrire au sein des épreuves des jeux olympiques seraient les titres sportifs, tels que PES, FIFA ou tout autres jeux se rapprochant d’une activité sportive «réelle». Cependant des titres comme Mario Kart, ou Super Smash Bros qui, même s’ils ne sont pas encore sur le devant de la scène de l’Esport, pourraient tout à fait avoir du potentiel pour rentrer dans les jeux intégrés aux JO. Ils possèdent un fort esprit compétitif, voir coopératif pour le cas de Super Smash Bros si l’on joue en équipe et ne peuvent pas être réellement et objectivement considérés comme violents au même titre que les FPS que nous avons abordé plus haut.

Le MOBA à succès League of Legend. Trop violent pour les JO ? Crédit : Riot Games

 

L’eSport : un phénomène montant

Une autre question se pose alors. Si l’on ne représente aux JO que des jeux-vidéo qui se rapprochent grandement des épreuves réelles déjà présentes, cela contribuera t-il à faire découvrir au public le monde de l’Esport d’une manière positive ? Celui qui ignore tout de l’egaming s’intéressera t-il à voir des compétiteurs s’affronter sur un jeu de football alors qu’il peut en voir en chair et en os sur un terrain devant son écran de télévision ? L’image du jeu-vidéo, déjà bien ternie par les différents médias ne risque t-elle pas de se détériorer encore plus ? L’esport est un phénomène montant qu’il est impossible d’ignorer. Par exemple, un tournoi international sur le jeu de stratégie Starcraft II, en partenariat avec le CIO, a eu lieu en ouverture des JO d’hiver de Pyeongchang, en Corée du Sud.

Les compétitions sur différents titres se multiplient. On peut parler de l’Overwatch League qui s’achève à peine, des LCS du coté de League of Legend (League of Legends Championship Series), l’Epicenter XL qui se déroulait à Moscou pour DOTA 2, des Relégations Pro League sur Rainbow Six Siege etc … Ces différents événements rassemblent plusieurs milliers de personnes aussi bien sur une scène réelle ou l’ambiance est comparable à un concert que derrière nos écrans !

L’Epicenter XL, événement majeur sur la scène de DOTA 2 qui se déroulait à Moscou avec un cashprize d’un million de dollars ! Crédit : Photo courtesy of EPICENTER.

 

Alors peut-on se prendre à fantasmer d’une entrée de l’esport aux JO de 2024 à Paris ? Malheureusement non, pas pour le moment. Le président de l’association des fédérations internationales, Patrick Baumann, exclut l’entrée de l’esport au programme des Jeux de Paris.

Mais qui sait, peut être qu’en 2028, nous verrons nos joueurs préférés se rencontrer et se disputer la victoire sur des titres vidéoludiques sur lesquels nous-même passons de merveilleux moments de rage, de camaraderie et de rigolades !

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